5 astuces du FBI pour décrypter le langage non verbal

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Le langage non verbal représenterait plus de 90 % de notre communication avec les autres. Décrypter ces messages cachés peut donc être un atout indéniable dans votre vie professionnelle. Et vous pouvez y arriver, grâce à Joe Navarro, qui a passé 25 ans au service de contre-espionnage du FBI.

Il a rassemblé son expertise de l’analyse de la gestuelle, acquise au cours de milliers d'interrogatoires dans son ouvrage Ces gestes qui parlent à votre place (What every body is saying) et vous apprend à détecter si votre interlocuteur vous ment, est en proie au stress... ou s’il se sent bien avec vous.

1. Changement d’attitude

Selon Joe Navarro, plus qu’une attitude elle-même, c’est le changement d’attitude qui est le plus révélateur. Il est donc essentiel d’être attentif aux modifications du comportement de votre interlocuteur.

Pour illustrer cette règle, Joe relate l’interrogatoire d’une femme, témoin d’un crime. Celle-ci remuait sans arrêt le pied, ‘mais’, explique Joe, ‘puisque ce battement était constant, il n’avait pas de conséquence’. C’est l’arrêt du battement qui a finalement mis la puce à l’oreille de Joe, lorsqu’il a demandé à la femme si elle connaissait un dénommé Clyde. Ce changement d’attitude trahissait l’effet de ce nom sur elle. A juste titre, puisqu’elle a confessé que cet homme l’avait impliquée dans un vol de documents officiels.

2. Le torse protégé: ‘Je veux fuir’

Lorsque l’on souhaite fuir une discussion ou son interlocuteur, on a tendance a utiliser ses bras ou un objet comme barrière, comme l’a constaté Joe lors de l’interrogatoire d’un jeune suspect.

Assis sur le canapé dans la chambre d’hôtel où il était questionné, ce dernier a en effet saisi un coussin et l’a maintenu contre son torse pendant la quasi-totalité des 3 heures d’interrogatoire. Dès qu’un sujet neutre était abordé, comme par exemple la passion du jeune homme pour le sport, il laissait le coussin de côté. Mais dès que les inspecteurs revenaient à son éventuelle participation dans le crime, le suspect serrait à nouveau le coussin contre lui. Les coussins représentaient une protection symbolique.

3. Les mains dans le dos: ‘N’approchez pas’

Lorsqu’une personne déambule les mains jointes dans le dos, elle envoie le signal inconscient que l’on ne doit pas approcher. La traduction de ce geste, selon Joe Navarro, est d’abord ‘Je suis d’un statut supérieur au vôtre’ puis ‘S’il vous plaît n’approchez pas’. Il s’agit d’une attitude permettant de marquer sa différence sociale. Si vous voyez votre chef marcher les mains jointes dans le dos, retenez que ce n’est pas du tout le moment de l’interpeller au sujet de votre prochaine augmentation…

4. Les bras étendus: ‘Je suis sûr de moi’

‘Quelqu’un en confiance étend les bras, dans le cas contraire, il les rapproche’, explique Navarro. Pour prouver son affirmation, il raconte le briefing donné par un chef à ses équipes : ‘Ses bras étaient étendus sur deux chaises alors que, confiant, il revenait sur les détails de l'opération. Soudain quelqu'un a demandé, "Et paramédicaux de Lakeland, ont-ils été contactés ?" Instantanément, il a replié ses bras et les a laissé tomber sur ses genoux, les mains jointes’.  Ses bras recroquevillés trahissaient que sa confiance s’était totalement évaporée suite à cette question. Et pour cause : il avait oublié de prévenir les personnes mentionnées.

5. Les doigts joints: ‘Je crois en ce que je dis’

Les gestes peuvent aussi servir à appuyer, donner davantage de force à nos paroles. C’est le cas notamment lorsque l’on joint les doigts, en mettant les mains en pyramide.

Cette gestuelle a, selon Navarro, une plus-value pour les témoins au tribunal : le jury accorderait ainsi plus de foi aux propos exprimés à la barre. A l’inverse, croiser les doigts et se serrer les mains dénote un manque de confiance en soi et en ses paroles. Si vous voyez un client ou un fournisseur faire ce geste pendant qu’il vous parle, soyez prudent : il vous cache peut-être quelque chose.

Source: Journal du net/Joe Navarro, Ces gestes qui parlent à votre place, Ixelles édition